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"J'ai pas titubé" : comparutions immédiates après la manif anti loi Travail

Les premières condamnations ont eu lieu ce jeudi après la violente manifestation de mardi contre la loi Travail. Et les militants CGT ont évité le pire.

Deux jours après la violente manifestation nationale contre le projet de loi Travail à Paris, les premières condamnations sont tombées jeudi 16 juin. Mais la CGT, qui comptait deux de ses représentants sur le banc des prévenus, a évité le pire. Le tribunal correctionnel de Paris leur a accordé un contrôle judiciaire, dans l'attente d'un procès au fond renvoyé au mois de juillet. Le procureur de la République avait pour sa part requis leur placement en détention provisoire.

La décision des juges a été saluée par un tonnerre d'applaudissements d'une délégation de militants cégétistes qui avaient suivi les débats et s'étaient rassemblés à l'extérieur du prétoire durant le délibéré pour soutenir l'un d'eux. Il s'agissait du délégué syndical, Cédric C., 40 ans, par ailleurs conseiller municipal communiste de la commune de Sorbiers (Loire) et à ce titre adjoint au maire chargé du cadre de vie.

Il lui est reproché d'avoir commis des violences sur des fonctionnaires de police pendant la manifestation et de s'être rebellé à coups de pieds et de poings lors de son interpellation. Une infraction des plus classiques dans ce type de dossiers, retenue contre la majorité des prévenus.

Quand le procureur a demandé que Cédric C. attende en prison d'être jugé afin "d'éviter une réitération des faits" à l'occasion d'une prochaine manifestation, son avocate, Agnès Cittadini n'en a pas cru ses oreilles : "Il souhaite un délai, a-t-elle plaidé, soulignant que son client présentait "toutes les garanties de représentation".

La présidente du tribunal, Isabelle Goanvic, a consulté les procès-verbaux et, d'une voix appliquée mais fluette, noté qu'il avait une "consommation d'alcool occasionnelle", mais "pas de stupéfiant déclaré". Qu'en était-il le jour de la manifestation ? "Là, j'avais quatre verres de whisky", a précisé Cédric C..

Quatre bières pendant le défilé

A côté de ce déploiement de force militante, Loïc C., 26 ans, docker au Havre depuis onze ans en contrat à durée indéterminée, la barbe de trois jours, le t-shirt noir Adidas déchiré dans le dos et le corps secoué par une tension intérieure visible, se sentait bien seul. C'est un simple militant, sans grade au sein de la centrale syndicale.

L'enquête de personnalité, lue par le tribunal, atteste qu'il vit en concubinage, a deux enfants en bas âge, 2.400 euros de salaire par mois et, lui aussi, une "consommation occasionnelle d'alcool non problématique". Il acquiesce.

La présidente veut savoir quel était son état de sobriété le jour de la manifestation :

"J'ai marché tout le long du trajet. J'ai pas titubé."

Il avait ingurgité quatre bières pendant le défilé, et une ou deux autres avant le démarrage du cortège.

Son casier judiciaire fait état de deux mentions, l'une pour une histoire de recel remontant à 2003 et une autre plus récente (2014) pour usage de stupéfiants.

C'est son avocate Elodie Tuaillon qui lui a obtenu d'être placé sous contrôle judiciaire. "Il n'a jamais songé à fuir la région", plaide-t-elle devant le tribunal, ni la justice, ni ses responsabilités. "Il a hâte de retrouver ses enfants. C'est le pilier de la maison. C'est un membre inséré."

Les deux militants CGT ont en outre l'interdiction de venir à Paris, même pour des vacances, et de quitter le territoire national. Autrement, leur contrôle judiciaire sera levé et ils iront en prison.

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Attention - Nouvelles coordonnées du cabinet - Déménagement à compter du 1er juillet 2016

Le cabinet déménage au 45 rue d'Hauteville 75010 Paris

Les coordonnées téléphoniques et mail restent inchangées.

En revanche les communications pourront être un peu perturbées entre le 27 juin et le 5 juillet 2016 du fait du déménagement des différentes lignes.

Merci de votre compréhension et à bientôt !

 

Côte-d'Or : deux ans de prison avec sursis requis contre le maire de Chevigny-Saint-Sauveur

" (...) Ce dossier contient des éléments "concrets", estime Marie-Christine Tarrare la procureure de la République de Dijon. Dans son réquisitoire, elle a cité des témoignages qui confirment les déclarations de la victime.
Marie-Christine Tarrare a rappelé que le maire de Chevigny-Saint-Sauveur avait fait valoir un "complot politique", car la plainte avait été déposée quelques mois avant les élections municipales de mars 2014. Mais, "le complot politique ne ressort aucunement des éléments de l'enquête", a assuré la magistrate. (...)

L'avocate de la plaignante, Me Elodie Tuaillon-Hibon, a déclaré à la presse qu’elle espérait que cette affaire serve de "détonateur". Il y a "beaucoup de dossiers comme cela dans le champ des collectivités territoriales", a-t-elle dit.
Rappelons que cette affaire est jugée au moment où le député écologiste Denis Baupin est visé par une enquête préliminaire à la suite d'accusations pour agressions sexuelles de la part de femmes politiques. (...)"

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Répression judiciaire. Ryan, 15 ans, risque dix ans de prison

Loan Nguyen
Vendredi, 8 Avril, 2016
L'Humanité
 

Le lycéen parisien est mis en examen pour avoir mis le feu à un papier pendant le blocage de son établissement, vendredi dernier.

Il a tout juste 15 ans et risque jusqu’à dix ans de prison et 75 000 euros d’amende pour une broutille. Vendredi 1er avril, alors que les élèves du lycée Voltaire, situé dans le 11e arrondissement de Paris, organisent le blocage de leur lycée pour protester contre la loi El Khomri, sous l’œil bienveillant de leurs enseignants, un groupe de lycéens chahutent à proximité. L’un d’eux met le feu à une feuille et la jette dans une poubelle. « Mais j’ai tout de suite refermé le clapet de la poubelle, et la petite flamme s’est éteinte immédiatement. Il n’y a eu aucun flambage, ça fumait juste un peu après », témoigne Maguy Day, professeur d’anglais dans l’établissement, qui décrit une ambiance « Pieds Nickelés, pas du tout agressive ». « Quinze minutes après, les policiers sont arrivés et ont demandé qui était impliqué dans le feu, et Ryan, très naïvement, a dit qu’il faisait partie du groupe », poursuit l’enseignante. « Ils l’ont embarqué comme un délinquant. On a été plusieurs enseignants à les suivre au commissariat, mais les policiers nous ont dit de rester à l’extérieur. Ils nous ont soutenu qu’ils avaient prévenu la mère de Ryan alors que c’était faux », dénonce Maguy Day. La mère du lycéen estime que la police a mis plus d’une heure pour la prévenir à partir du moment où Ryan était placé en garde à vue.

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A 15 ans, il encourt dix ans de prison suite au blocage de son lycée

Le quotidien L’Humanité rapporte l’histoire de Ryan, 15 ans, mis en examen pour avoir mis le feu à un papier pendant le blocage de son lycée.

Les événements se déroulent vendredi 1er avril : Ryan et ses amis “chahutent” à proximité de l’établissement bloqué par les lycéens. L’un d’eux met le feu à une feuille et la jette dans une poubelle. Mais Maguy Day, professeure d’anglais à Voltaire, intervient tout de suite en refermant le clapet de la poubelle : “La petite flamme s’est éteinte immédiatement, relate-t-elle à L’Humanité, il  n’y a eu aucun flambage. ça fumait juste un peu après.”

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Des états généraux contre les risques professionnels

Martine Rossard
Santé & Travail n° 094 - avril 2016

Réunis les 16 et 17 mars à la bourse du travail de Paris, plusieurs centaines de militants et professionnels engagés dans la défense de la santé des salariés ont débattu de la mise en visibilité des risques liés au travail et de leur réparation.

Les 16 et 17 mars, à Paris, la salle Ambroise-Croizat de la bourse du travail a résonné d'un débat passionné sur la santé au travail, auquel le fondateur de la Sécurité sociale aurait certainement voulu participer. Les Etats généraux de la santé des travailleuses et travailleurs, organisés par le collectif Pour ne plus perdre sa vie à la gagner (voir "Repères"), ont rassemblé plusieurs centaines de syndicalistes, chercheurs, médecins, juristes et salariés de différents secteurs. Tous sont venus discuter des atteintes professionnelles à la santé et de la nécessité d'inscrire la lutte contre celles-ci à l'agenda social.

Lors de la séance plénière d'ouverture, le chercheur Thomas Coutrot a ainsi alerté les participants sur "les dangers que fait courir le régime néolibéral à la société et à la santé au travail". Pour lui, la généralisation des atteintes à la santé a rendu plus visibles les risques professionnels. "Le mur du silence a été brisé quand les associations ont fait de l'amiante puis des risques psychosociaux des problèmes de société", a-t-il déclaré, tout en regrettant "l'absence de progrès dans la prévention". De son point de vue, de gros progrès restent à faire sur la reconnaissance et la réparation des atteintes professionnelles et sur l'imputation de leur coût à la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP).

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Blog

La leçon de Mrs Peregrine : du courage, nos coeurs ont besoin de courage
Ven 24 Fév 2017

Comment passe-t-on de l'évocation de "Mrs Peregrine" à une conclusion sur le courage ?
Peut-être qu'il faut regarder ce film avec une enfant de 11 ans pour qu'elle éclaire pour vous de son oei [ ... ]

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Réflexions sur le syndicalisme en général et en particulier dans la profession d'avocat.
Mer 15 Jui 2016

La question de fond est à qui s'adresse le syndicalisme et à quoi sert-il en France en 2016? Le syndicalisme s'adresse d'abord aux membres d'un même corps, d'une même profession, d'une mê [ ... ]

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"As long as we're together, the rest can go to hell""
Mar 12 Jan 2016

Il nous a accompagnés pendant des décennies.   C'est la fin du "Mâle au féminin" comme l'appelait Gainsbourg. Mais les poètes ne meurent jamais. Lui qui ne cessa jamais de [ ... ]

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Intégrité, intégrisme et désintégration ou le besoin de morale dans la Cité.
Lun 28 Déc 2015

Intégrité, intégrisme et désintégration ou le besoin de morale dans la Cité. « Il faut susciter l’homme de la liberté contre l’homme du destin [ ... ]

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A La Bonne Bière
Mar 17 Nov 2015

Un verre de bière posé sur le comptoir
Le col blanc de mousse a lancé son au-revoir.
Dans le noir, le verre attend les lèvres du buveur.
Happy hour, il est l'heure.
It's time, Sir.
A côt [ ... ]

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Mensonges et silences sur la déréglementation du droit du travail
Jeu 03 Sep 2015

J'ai un scoop : le chômage n'est pas la conséquence d'une maladie ou d'une malédiction divine, ni le fait du hasard, mais des licenciements. On en parle aussi ? Dire qu'on licencie à cause du  [ ... ]

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